Des mini burgers arrivent.

Nous sommes heureux, ou presque.

Eolas, 19h15 : Ce qui est frappant dans ce type d'émission, c'est la différence d'ambiance entre le "à l'antenne" et le "off". Tel ou tel candidat ou ami d'iceux, qui semblaient prêt à se sauter à la gorge, leur intégrité physique étant sauvée par l'irruption providentielle d'une page de pub, discutent ensuite poliment, sur un ton badin, de tout sauf de la campagne. Nos politiques sont ils des tartuffe ?
Bien sûr que non. Il s'agit de la même courtoisie qui existe entre avocats (incluons les procureurs d'audience, qui, en présence du juge, soutiennent chacun leur cause avec ardeur et passion, et pendant le délibéré, peuvent deviser poliment). Il s'agit là de la civilisation, plus que de la civilité.

Néanmoins, le spectateur de ce spectacle se prend à regretter que les débats publics n'adoptent pas ce même ton, où l'on ne prend pas de poses caricaturales, et où on peut même reconnaître, suprême audace, que l'on est parfois d'accord avec ce que dit son contradicteur. Mais foin de doux rêves, les gladiateurs ont repris leur place, l'émission va reprendre dès qu'une voix doucereuse aura fini de nous vanter les mérites d'une automobile du pays du matin calme.

Eolas, 19h24 : Jouez Hautbois, résonnez musettes ! Le Capitaine en personne vient nous rejoindre. Ironie du sort, lui qui envisage de s'envoler en Nouvelle france pour y vivre son amour ce que la République lui refuse, il entre alors que résonne la voix de Nicolas Sarkozy enjoignant à nos émigrés expatriés de revenir travailler en France. Gageons qu'il s'adressait à Johnny Halliday.

Jules, 19h26 : "Passons au vrai débat"

Jules, 19h30 : Jacques Marseilles expose "''la priorité des priorités'".

Je suis pour "la première priorité des priorités".

Jules, 19h39 : Manuel Valls demande à l'UMP d'assumer le mot "libéral".

Eolas et moi refusons d'assumer le mot UMP.

Eolas, 19h42 : Alain Krivine s'offusque de ce que Total ait fait des bénéfices. C'est vrai, c'est honteux, une entreprise qui vend du pétrole augmente ses profits quand le cours de cette matière première triple en quelques mois. Le modèle français, c'est : des pertes et des aides de l'Etat. A mort Total, vive Bull.

Capitaine, 19 h 45 : P'tain, zut, j'étais venu pour Doc Gynéco, il s'est déjà barré. Me voilà coincé derrière Krivine avec deux blogueurs… Si je me casse, on va le remarquer… Si j'avais su, j'serais pas venu. En plus, il fait chaud.

Eolas, 19h48 : Laurent essaye de partir, mais est plaqué au sol par Jules, ce qui le fait aussitôt renoncer à son projet. Autour de la table un consensus se fait sur le service public à la française, vantée par une anglaise en exil en ces termes : ici, quand on veut un rendez vous avec un médecin, on l'a tout de suite. Assurément, cette dame n'a jamais eu besoin d'un rendez vous en hôpital. C'est donc un médecin libéral qui l'a reçu sans délai. Soit un service public assuré par le secteur privé. L'hérésie leur aura échappé.
Je note alors que j'écris ces lignes : Emmanuel Valls est incapable de laisser quiconque finit une phrase. C'est discourtois, et je subodore insupportable pour l'auditeur.

Jules, 19h52 : - Comment répondre à une bêtise en économie ?

Par une stupidité.

Jules, 19h54 : Après avoir sévi il y a quelques jours, Alexandre Jardin revient via un appel téléphonique. Son site est submergé de "modes d'emploi". Fort bien, mais pour faire quoi ?

Jules, 19h55 : La pause. Restauration.

Eolas, 19h58 : Pour faire plaisir à notre premier commentateur, Jules part nous chercher du Moët & Chandon. Nicolas Dupont Aignant a le temps de lancer une énormité avant de partir (Jacques Marseille est parti il y a quelques minutes sans saluer grand'monde) : "Un pays, c'est des gens qui travaillent ensemble à un objectif collectif". Nicolas Dupont Aignant, petit père du peuple ?

Et maintenant, pendant la pause, notre page mode :

Capitaine, 20h06 : Krivine porte des chaussettes Burlington comme j'en portais en 1979 au lyçée. Je ne savais pas que c'était encore en vente.

Ça a joué au jeu des chaises musicales autour de la table, de nouveaux intervenants s'installent. J'ai repéré un petit brun pas mal sexy. Personne ne sait qui sait…

Jules, 22h26 : La retransmission a été interrompue à raison d'une rupture de faisceau wifi indépendante de notre volonté.

Je n'anticipe pas sur les choses passionnantes que vous avez ratées, mais nous nous efforcerons de vous en donner un apperçu bref.

"Après l'effort le réconfort", entend-on dans les meilleures maisons de tolérance. Prescription à laquelle votre serviteur s'efforce de souscrire par un roboratif dîner.